Alice & Peio
 
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B - Les sacrifiés

Introduction

Tout d’abord, nous pouvons remarquer que l’énergie nucléaire s’est beaucoup développée depuis 1945. Néanmoins, le nucléaire reste une énergie dont les composants sont pour la majorité néfastes pour l’environnement et pour la santé, lorsqu’ils sont libérés dans l’air. Par conséquent, les catastrophes nucléaires, tel que Tchernobyl ou Fukushima, ou encore les essais nucléaires du gouvernement entrainent de lourdes conséquences sur la population et l’environnement, d’où le terme de « sacrifiés ». C’est ce que nous verrons dans cette deuxième partie, à travers l’étude des conséquences dûes aux catastrophes de Tchernobyl, de Fukushima sur une population et un environnement à présent « sacrifiés ». Puis nous verrons et nous étudierons également le procès de Polynésie. 

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Développement
  1. Tchernobyl
  1. La catastrophe

Située en Ukraine, la ville de Tchernobyl a été fortement touchée par la Seconde Guerre Mondiale et devient, sous l'Union Soviétique, un centre de réparation navale. Par la suite, le Ministère de l’Énergétique de l'URSS, en raison d'une faible population ainsi qu'un accès facile à l'eau, choisie d'y construire une centrale nucléaire à 20 kilomètres de la ville.

  • Le déroulement 

La catastrophe de Tchernobyl reste à ce jour l'accident le plus important jamais survenu dans une centrale nucléaire civile.

  • Le 5 avril 1986, un essai technique par une procédure de réduction de la puissance du réacteur, devait être effectué dans la journée mais à la suite d'une panne électrique dans un autre réacteur, le centre de distribution électrique demande de mettre le réacteur n° 4 à mi- puissance de 13h à 23h.
  • Vers 23 heures les opérateurs décident de reprendre la réduction de puissance. Mais le réacteur n'est pas dans un état approprié à l'essai. En effet, à ce stade, le cœur du réacteur est difficile à contrôler avec les moyens disponibles. Il était donc nécessaire de le stabiliser avant d’effectuer l'essai. Néanmoins les opérateurs décident de lancer l'essai, afin de rattraper leur retard.
  • Le 26 avril 1986 à 1h23, l'essai est lancé. Les opérateurs coupent les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine, déclenchant une montée de température au cœur du réacteur et par la suite une augmentation de la réactivité. Par conséquent, le réacteur se met à diverger de façon incontrôlable. Les opérateurs se rendent alors compte de la gravité de la situation.
  • A 1h 23min 40sec, le chef des Opérateurs déclenche l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôles sont descendues mais le réacteur est déjà trop chaud, ce qui provoque une déformation des canaux destinés aux barres de contrôle, qui ne descendent qu’à 1,50 m au lieu de 7 m.
  • A 1h23min 44sec, le pic de puissance est atteint.  Un mélange d'hydrogène et d'oxygène provoque des petites explosions, ce qui éjecte les barres de contrôles permettant le pilotage du réacteur.

Les petites explosions et les fortes pressions engendrent la rupture des plusieurs assemblages de combustibles nucléaires. La dalle supérieure du réacteur, d'environ 2000 tonnes est soulevée et propulsée en l'air.

Le cœur du réacteur est alors à l'air libre, le graphite prend feu, et plusieurs foyers s'allument. Après 3h de travaillent les pompiers arrivent à éteindre les foyers, mais le feu de graphite reprend et ne s'éteindra que le 9 mai 1986.

Figure 1 : Le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, après l’accident.

Le réacteur contenait environ 190 tonnes de combustible nucléaire, qui pendant et après l’explosion ont fondu dans le fond du réacteur.  Dans les premiers mois qui suivent l'accident, un sarcophage a été construit autour du réacteur afin de confiner ces substances radioactives et ainsi de remédier à la situation d'urgence.

  • Dispersion des éléments radioactifs 

Après la catastrophe, un panache radioactif composé d'iode-131, de césium 134, de césium 137… est libéré dans l’air.